Chez Alain été 2021

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Du côté de vos abeilles …

Alain examinant un cadre de ruche

C’est le moment de la récolte 2021 !

A cette période, vos abeilles devraient avoir rempli plusieurs hausses de bon nectar prélevé sur les fleurs environnantes. Soit celles présentes en Brière proche du Rucher de la Clairière : fleurs de ronce, châtaignier et autres variétés sauvages comme le chèvrefeuille.

La saison étant très capricieuse depuis mi-Avril avec des épisodes de pluie à répétition, vos abeilles ne sortent que très peu de la ruche et consomment leurs provisions de miel plus que de raison ! Heureusement, Alain veille sur elles et leurs réserves pour qu’elles tiennent tout l’été et que le miel extrait soit de qualité.

Avec l’orage, certaines colonies d’abeilles peuvent perdre leur jeune reine. Celles qui partent se faire féconder par les faux bourdons peuvent ne jamais rentrer à la ruche, laissant ainsi la ruche “orpheline” et bourdonneuse*.

*se dit d’une ruche n’ayant plus que des mâles à l’intérieur

Du côté des ruches … quelques informations sur le miel !

Bac à désoperculer la cire des cadres de miel

D’où vient le miel ?

Les abeilles butinent les fleurs pour en extraire le nectar. C’est la récolte effectuée par les abeilles qui détermine l’aspect du miel, son goût et sa couleur. Stocké dans leur jabot après le butinage, le nectar est transmis à d’autres abeilles qui l’enrichissent d’enzymes en se le transmettant de bouche en bouche : c’est la trophallaxie. Ce nectar, une fois placé dans les alvéoles, est « séché » par l’action de la chaleur et également de la ventilation assurée par les ouvrières jusqu’à atteindre une teneur en eau de 18%. La cellule contenant le nectar devenu miel est operculée : ce qui assure sa protection et sa conservation.

Pourquoi  certains miels sont-ils liquides et d’autres cristallisés ?

A l’état naturel, la vitesse de cristallisation d’un miel va dépendre de son origine botanique. La composition en sucre du nectar va influencer la teneur en glucose d’un miel. C’est  ce  sucre  simple  qui  va  constituer  la base cristalline du miel. Plus un miel sera riche en glucose et plus il cristallisera vite (en quelques jours). C’est le cas de la majorité  des  miels  de  printemps  récoltés   (fruitiers,   colza,   pissenlit…).

Certains miels moins riches en glucose auront  une  cristallisation  plus  lente  et  dans ce cas, les cristaux seront plus importants. On  pourra  même  dans  certains  cas  observer des cristaux à la surface des miels. C’est simplement dû à une cristallisation assez lente. L’apiculteur peut, en jouant sur la température de cristallisation et sur l’agitation lente de son miel, favoriser une cristallisation plus fine et une structure plus souple de son miel. Ceci nécessite un certain savoir faire et un peu de matériel.

Dans notre région, rares sont les miels qui cristallisent très lentement soit après plusieurs années. Le plus connu est le miel de robinier (faux-acacia).

Comment les abeilles produisent-elles des miels provenant d’une seule variété florale ?

Les  abeilles  privilégient  de  grands  ensembles  floraux  comme  les  champs  ou  les arbres  ou  encore  les  pâtures  recouvertes par  un  grand  nombre  de  fleurs  similaires (trèfles, pissenlits…). Lorsqu’une butineuse revient à la ruche avec le nectar provenant d’une nouvelle source florale, elle va danser et plus son butin sera intéressant pour la ruche, plus elle sera stimulée. Elle va ainsi attirer ses compagnes sur la même source florale.  Lors  de  la  floraison de grands ensembles très mellifères, l’essentiel des butineuses prélèvent le nectar de cette source. L’apiculteur peut ainsi récolter un miel de cette origine botanique.

En Pays de la Loire, la majorité des miels sont des « toutes fleurs » de printemps ou d’été.  Il est possible, en fonction des années, de récolter des miels monofloraux  de  saules,  de  fruitiers,  de pissenlits,  de  colza,  d’aubépine,  de  trèfle, de  robinier,  de  tilleul,  de  châtaignier,  de ronce,  d’épilobe,  de  bruyère.  Les  miels  de thym, de lavande, de citronniers, d’eucalyptus quant à eux… proviennent de zones méditerranéennes.

Combien de temps et dans quelles conditions conserver le miel ?

Contrairement  aux  vins,  les  miels  ne  bonifient  pas  en  vieillissant.  Les  miels  sont des  produits  naturels  qui  évoluent  dans le  temps.  Par  exemple,  les  enzymes  vont continuer  leur  travail  dans  le  miel  ce  qui fait que le spectre de sucres va évoluer au fil  du  temps.  Certains  arômes  font  partie des  éléments  les  plus  sensibles  des  miels seront détruits rapidement lors d’un chauffage. Lors d’une pasteurisation, les enzymes (principalement  la  saccharase)  seront  fortement  dégradées.  C’est  pourquoi  il  est conseillé de ne pas dépasser une température  de  40°C  lors  du  conditionnement  du miel.

Pour le stockage du miel, il va de soi que plus la température de conservation sera basse et plus les miels conserveront leur vitalité. En fonction de leur activité, ils évolueront de façon différente. Les miels sombres devraient  être  conservés  à  une  température inférieure à 16°C et les miels clairs en dessous  de  20°C.  Attention  aux  chocs  thermiques qui provoquent des marbrures (coup de froid) ou un déphasage du miel (coup de chaleur). Le rayonnement UV va également dégrader les  miels.  La  conservation  devra  donc  se faire à l’abri de la lumière.

On  conseille  généralement  de  consommer un  miel  dans  les  deux  ans  qui  suivent  sa récolte, Bee & Cie choisit d’inscrire 18 mois sur ses pots de miel.  Cette période est naturellement valable  si  les  conditions  de  conservation ci-dessus sont respectées.